Jamais Deux sans Douze

Un vent de magie et d’absurde souffle sur La Scène de Mutzig avec « Jamais Deux sans Douze »

Le samedi 6 décembre, La Scène de Mutzig a vibré au rythme d’une épopée aussi loufoque que touchante. Le public est venu nombreux pour découvrir « Jamais Deux sans Douze », une création originale du Collectif du Grand Douze qui a su transformer une soirée d’hiver en un moment suspendu, entre rires et poésie.

Un univers où l’amour se croque

Imaginez un monde singulier où les mots pour dire « je t’aime » n’existent pas encore, et où l’affection ne s’exprime qu’à travers un précieux éclair au chocolat. C’est dans ce décor fantastique que nous suivons Douze (Lucie Gaillard), cherchant désespérément le moment idéal pour offrir cette pâtisserie à son colocataire Deux (Alexis Béranger).

Mais entre un troisième larron, Romain (Paul Audry), qui dévore l’éclair par mégarde, des fleurs d’appartement qui prennent la fuite et l’attaque d’un dinosaure affamé de pâtissiers, la quête amoureuse vire à la comédie extravagante !

Une réussite artistique saluée

Portée par le texte savoureux de Paul Audry et la mise en scène rythmée d’Alexis Béranger, la pièce a conquis les spectateurs par son inventivité :

  • Un humour décalé : Des situations truculentes qui rappellent l’univers de Boris Vian ou du Petit Prince.

  • Une performance d’acteurs : Les trois comédiens habitent la scène avec une énergie communicative, incarnant une multitude de personnages avec brio.

  • Une portée universelle : Sous ses airs de farce absurde, le spectacle aborde avec une grande sensibilité la difficulté d’exprimer ses sentiments.

Le triomphe du partage intergénérationnel

Plus qu’une simple représentation, ce passage à Mutzig a été marqué par une dimension humaine exceptionnelle. En amont du spectacle, les interventions de l’équipe artistique auprès des résidents de l’EHPAD Marquaire et d’une classe de CM1-CM2 ont créé des ponts magnifiques entre les âges.

Cette mixité s’est retrouvée dans la salle samedi soir : collégiens, familles et seniors ont partagé les mêmes éclats de rire. La soirée s’est prolongée dans la convivialité à l’espace buvette, où les échanges entre générations ont prouvé une fois de plus que le thème de l’amour est universel.

« Un bonbon, ou plutôt un éclair au chocolat théâtral qui fait du bien au cœur ! »

Le public, conquis, est reparti avec une envie pressante : celle de déclarer son affection à ses proches, sans attendre qu’un dinosaure ne vienne s’en mêler.